C'est en synergie d'action avec le laboratoire Citoyennetés (LC), la Fédération des Radios Communautaires et Assimilés du Bénin (FerCAB), la Maison de la Société Civile (MdSC), du Réseau National des Opérateurs Privés pour la Promotion de l'Alphabétisation et les langues nationales (RENOPAL), l'organe Consultatif de la Jeunesse (OCJ), et du Think Tank Génération des Vigilants, que Social Watch Bénin et l'ONG ALCRER ont présenté le document d'analyse et de plaidoyer de la société civile sur le Budget général de l'État,  Gestion 2018. Représentant la société civile béninoise, la rencontre a eu lieu ce lundi 06 novembre 2017 à l'Assemblée Nationale par la Commission des finances, au sujet du Budget Général de l'État, Gestion 2018. Le document présenté par le réseau Social Watch Bénin porte sur un plaidoyer sur le Budget qui accorde priorité aux personnes et localités les plus vulnérables en 2018.

 

Cet exercice devenu une habitude à la veille du vote de la loi des finances, s'inscrit dans le cadre de la mise en oeuvre du Projet d'appui au renforcement dés capacités et à la modernisation de l'Assemblée Nationale (PARCMAN), selon les propos du président de la Commission des finances, Raphaël Akotègnon. Le passage des organisations de la société civile permet, précise-t-il, aux députés de s'inspirer des positions des OSC et d'être "armés" pour initier des amendements, formuler des recommandations lors des échanges avec le gouvernement avant le vote du projet de budget 2018. Le président de Social Watch Bénin, Gustave Assah a exprimé la gratitude de la Société civile au parlement pour cette opportunité  et la prise en compte de certaines de ses doléances dans les projets antérieurs. Somme toute, en exposant ses analyses aux députés de la 7ème législature, la Société civile vient une nouvelle fois de jouer sa partition dans le processus de développement du Bénin.

Prière lire le document ici : images/2018_Document_Analyse_Plaidoyer_Socit_Civile.pdf

Dans l’optique de remédier aux insuffisances constatées dans le secteur de l’eau dans les départements du Borgou et de l’Alibori, Social Watch Bénin, à travers le Programme Redevabilité financé par la Coopération suisse, a organisé à l’intention des acteurs communaux des départements du Borgou et de l’Alibori des ateliers méthodologiques sur le Suivi d’Impact Local Participatif (SILP). Ces ateliers se sont déroulés du 04 au 06 dans chacune des communes.

Les acteurs des services de l’eau des douze communes du Borgou et de l’Alibori  ont suivi pour une journée dans les salles de réunion des mairies desdites communes des ateliers d’information sur la méthodologie de réalisation du Suivi d’Impact Local Participatif (SILP). L’objectif de ces ateliers est de préparer vingt-deux  (22) acteurs des services de l’eau à la mise en œuvre réussie du SILP  dans leur secteur. En effet, denrée indispensable pour la satisfaction des besoins de tout être vivant, l’eau dans les communes du Borgou et de l’Alibori est d’accès  difficile aux populations pour diverses raisons. Démarche participative impliquant aussi bien les prestataires de services que les bénéficiaires, le SILP est un processus qui met les bénéficiaires des services de l’eau et les autorités politico-administratives en situation d’évaluation de la qualité des services, de suivi des ressources publiques affectées au secteur et de formulations de propositions de mesures correctives aux dysfonctionnements constatés. C’est pourquoi, au cours des ateliers, les formateurs ont mis un accent particulier sur les différentes phases du SILP notamment la réalisation des monographies à partir des outils conçus à cet effet, l’accomplissement de l’état des lieux et le traçage de ressources pour une bonne collecte d’informations. Ils ont également insisté sur les avantages que les parties prenantes peuvent tirer de cette démarche. Suite à la phase des travaux de terrain actuellement en cours d’exécution, les acteurs  des services de l’eau des douze communes du Borgou et de l’Alibori se retrouveront à la phase des ateliers d’évaluation communautaires dans chaque commune.

Il faut signaler que le Suivi d’Impact Local Participatif (SILP) 2017 fait suite au SILP 2016 effectué dans le secteur de l’éducation et dont les résultats obtenus ont été très reluisants dans les zones d’intervention du programme « Redevabilité ».

 

 

Dans la perspective d’enraciner la démocratie participative et promouvoir la bonne gouvernance dans les départements du Borgou et de l’Alibori, Social Watch Bénin a repris cette année l’initiative de la budgétisation participative qu’il avait expérimentée avec succès en 2016 dans les communes de Ségbana et de Péréré. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Programme Redevabilité appuyé financièrement par la coopération suisse.

Démarche de promotion de bonne gouvernance, le Budget Participatif a pour effet de promouvoir le civisme fiscal, la transparence et les mécanismes inclusifs de participation des populations à la planification du développement. Il renforce le dialogue entre les populations et les autorités locales. Ainsi, après les résultats satisfaisants de l’expérience de 2016,  les communes de Ségbana et de Péréré, zones pilotes de budgétisation participative dans les départements du Borgou et de l’Alibori, ont réitéré pour le compte de l’année 2017 le processus dans les arrondissements de Sokotindji (Ségbana) et Sontou (Péréré).

Des populations  plus rapprochées de leurs gouvernants

En effet, après une première expérience dans l’arrondissement de Guinagourou (commune de Péréré) et l’arrondissement central de Ségbana (commune de Ségbana), on peut dire sans risque de se tromper que le processus du Budget Participatif mis en œuvre grâce à l’appui de la coopération suisse a rapproché les administrés des deux communes de leurs autorités au point où d’importantes solutions ont été trouvées à des questions de développement au niveau local. A titre d’exemple, on peut citer la construction de la clôture de l’EPP Centre de Ségbana qui est devenue une réalité et dont l’appel d’offre est lancé pour le recrutement d’une entreprise. Les références dudit Appel d’Offre sont N°57/T_ST_19062/MC-SEG/CPMP/S-PRMP/CCPM/17 publié à la page 6 du journal  « La Nation » N° 6848 du 20 Octobre 2017.   

Ayant compris que la participation des populations à l’élaboration et à la gestion des budgets locaux est une nécessité de gouvernance dans les communes, autorités communales et populations des communes de Péréré et de Ségbana ont poursuivi cette année le processus de budgétisation participative dans les arrondissements de Sontou et.

Cette activité a mobilisé pendant une dizaine de jours les autorités locales, les agents techniques des mairies et les facilitateurs certifiés de Social Watch. Elle a permis aux populations des villages de ces arrondissements d’identifier les besoins, de les prioriser et de réfléchir sur les mécanismes d’accompagnement des communes dans la mise en œuvre des actions à travers la mobilisation des ressources.

Après les séances de concertation au niveau des villages et des arrondissements, il a été organisé au niveau de chaque commune un forum communal en présence de toutes les autorités communales et surtout de la population. Dans chaque commune, ce forum a permis de faire le point des besoins des populations et d’opérer avec la contribution des services techniques le choix des investissements à prévoir dans le budget communal de 2018.

A l’issue de chaque forum communal, il a été mis en place un comité de pilotage qui a pris l’engagement de travailler pour la réalisation effective des besoins retenus.

 

 

 

 

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Les citoyens dans les marchés publics au Bénin-Phase 2 » appuyé financièrement par Open Society Initiative for West Africa (OSIWA), le réseau Social Watch Bénin a organisé les 02 et 03 novembre 2017, avec au Centre Songhaï de Porto- Novo la quatrième « trimestrielle de l’investigation sur la commande publique ». Y ont pris part une dizaine de journalistes de plusieurs médias, constitués en pool d’investigation.

Outiller les journalistes en matière d’investigation sur la commande publique d’une part, et dynamiser le pool de journalistes installé pour accompagner Social Watch en matière d’investigations dans les marchés publics d’autre part. Tels sont les objectifs de l’atelier qui a réuni la dizaine de journalistes. A l’ouverture des travaux, l’administratrice de Zone Ouémé-Plateau de Social Watch Bénin, Marie-Claude Agligo Kintossou, s’est réjouie de l’engagement des hommes de médias autour d’une question aussi importante que la veille citoyenne dans les marchés publics au Bénin. « Votre présence ici n’est pas un hasard. Vous êtes là parce que vous avez quelque chose à partager avec nous. Nous avons besoin de vous pour avancer. Mais ce perfectionnement tant souhaité par Social Watch Bénin dépendra de ce que vous nous donnerez », a-t-elle déclaré. Pour sa part, le secrétaire exécutif de Social Watch Bénin, Dieudonné Houinsou, a expliqué aux participants les activités que mènent les organisations de la société civile réunies au sein de Social Watch Bénin dont le but essentiel est le contrôle de l’action publique. Et pour y parvenir, a-t-il ajouté, Social Watch Bénin voudrait également compter sur la contribution des journalistes bien formés, surtout pour ce qui est des marchés publiques. « Nous comptons sur vous pour franchir les difficultés liées à l’accès à l’information. C’est pourquoi, nous n’avons pas ménagé les efforts pour solliciter les expertises afin qu’au terme de cette trimestrielle les nouvelles investigations que vous aurez à mener soient des investigations de qualité. » a fait savoir D. Houinsou.

Les journalistes ont eu droit, pour le premier jour d’atelier, à trois modules présentés par Dr Ludovic Guedje, expert-consultant, professeur d’universités, spécialiste des marchés publics. Le premier a porté sur le thème « La publicité et les principes fondamentaux de la commande publique », le deuxième sur « Comment surveiller la procédure de passation des marchés publics ? », et le dernier sur « Comment exploiter les informations reçues dans le cadre des procédures de passation des marchés publics ? ». Le deuxième jour a été l’occasion pour les participants d’échanger avec M. Fernand Nouwligbeto sur la manière de réussir une enquête journalistique M. Alain Sessou pour un partage des expériences de la Maison des Médias dont il est le Directeur. Enfin, ils se sont exercés à définir des sujets qui feront prochainement l’objet d’investigations dans les marchés publics. 

A l’occasion de la célébration de l'année internationale du tourisme durable pour le développement et de la 38ème Journée Mondiale du Tourisme, la Fédération Béninoise des Organisations du Tourisme Responsable et Solidaire (FBO-TRS) a organisé le mercredi 18 octobre 2017 dans la salle Guezo de Azalaï Hôtel de Cotonou une conférence débat à laquelle Social Watch Bénin a participé à travers son projet "Veille citoyenne du PAG" financé par OSIWA.

« PAG, quels piliers du tourisme durable pris en compte ? ». Tel est  le libellé du thème autour duquel une cinquantaine d’acteurs, tant de la société civile  que des secteurs public comme privé, intervenant dans la promotion du tourisme au Bénin se sont réunis en conférence débat à Azalaï hôtel de la plage. Social Watch Bénin, à travers son projet "Veille citoyenne du PAG" financé par OSIWA, a pris une part active à l’analyse qualitative de la prise en compte des piliers du tourisme durable dans la formulation des projets touristiques du Programme d’Action du Gouvernement (PAG). Mettre en place un observatoire indépendant (OSC, PTFs, Université) ; Mieux intégrer les collectivités locales et les OSC dans les structures de gouvernance en vue d’asseoir la confiance tant réclamée par les autorités gouvernementales et gage d’une gouvernance apaisée ; Clarifier dès maintenant les conditions du partenariat public privé dans les projets touristiques phares du PAG ; Mieux intégrer l’évaluation environnementale et le respect des lois dans la réalisation des aménagements lourds sont quelques recommandations issues de cette conférence débat à laquelle Madame Huguette Akplogan Dossa, membre du groupe de réflexion multidisciplinaire sur le suivi des impacts économiques et sociaux des projets phares du PAG de Social Watch Bénin, a participé en qualité de panéliste. Elle était accompagnée pour la circonstance de l’équipe du projet « Veille citoyenne du PAG » et soutenue par plusieurs organisations membres de Social Watch Bénin. A l’ouverture de la conférence, M. Gautier Amoussou, Président de la FBO-TRS a rappelé l’objectif de la rencontre. « Il est ainsi important d’organiser cette conférence, afin de faire lumière sur les piliers du tourisme durable qui sont effectivement pris en compte dans les projets touristiques du PAG » a-t-il déclaré avant d’inviter les participants à s’inscrire dans une dynamique de construction pour contribuer à la réalisation équitable du PAG, au profit de l’homme et de son environnement, en prenant compte les conditions du développement durable validées par les Nations Unies, l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT) et diverses institutions internationales.

Il faut rappeler que les projets touristiques phares  « Parc de la Pendjari » et « Cité lacustre de Ganvié » ont été présentés par l’Agence Nationale de Promotion des Patrimoines et de Développement du Tourisme (ANTP) aux participants avant les débats.

 

  

Formation à l'utilisation efficiente  du SIGMaP : des progrès enregistrés grâce à Social Watch Bénin

Dans le but de permettre aux Cellules de Participation Citoyennes (CPC) de bien s’approprier le contenu de la deuxième phase du programme « Participation Citoyenne aux Politiques publiques locales (PartiCiP) »

Dans la mise en œuvre du Programme Redevabilité piloté par Social Watch Bénin avec l’appui de la Coopération Suisse au Bénin, plusieurs activités ont été réalisées. Social Watch Voici en dessous un zoom des résultats obtenus dans la réalisation des activités dans le Borgou et l’Alibori pour : 

 Dans le cadre de la mise en œuvre du « Les Citoyens dans les Marchés Publics au Bénin (CMPB) appuyé financièrement par OSIWA, Social Watch Bénin a organisé du 10 au 13 avril 2017 à l’hôtel Djegba de Ouidah une session de formation au profit des utilisateurs du SIGMAP  des ministères en charge de la santé, des enseignements maternel et primaire, et des travaux et infrastructures d’une part, et des trois Communes à statut particulier du Bénin.

 

L’objectif principal de la formation est de renforcer les capacités des acteurs en charge de l’utilisation et de l’exploitation du SIGMAP et du portail web des marchés publics des ministères et des communes cibles du projet. Au total douze (12) agents utilisateurs du SIGMAP dans les ministères et les communes cibles du Projet CMPB ont été formés. Le besoin en renforcement de capacité des exploitants  et utilisateurs du SIGMAP dans lesdites structures cibles est exprimé et est révélé respectivement, au cours des évaluations citoyennes sur la mise en œuvre du SIGMAP dans les ministères cibles (2015-2016) et par l’étude diagnostique sur la mise en œuvre du SIGMaP dans les trois (03) communes à statut particulier (Cotonou, Porto-Novo et Parakou).

 

La formation a développé les sujets aussi globalisants que détaillant sur la gestion des marchés publics au Bénin. Des généralités des marchés publics en lien avec le Système Intégré de Gestion des Marchés Publics(SIGMaP) conformément aux dispositions de la loi N°2009-02 du 07 août 2009 portant code des marchés publics et de délégations des services publics en République du Bénin (RB), au processus d’élaboration de l’Avis Général en passant par la connaissance technique du portail des marchés publics qui permet de consulter seulement les informations sur la plateforme. La formation a été très utile et capitale pour les acteurs.

Quelques impressions des participants

« La formation nous a permis de commencer l’utilisation de l’outil et de publier les choses directement » affirme avec gratitude Mme Estelle AGOSSOU, Secrétaire de la Personne Responsable des Marchés Publics de la Mairie de Porto-Novo.

« J’avais personnellement de réserve par rapport au SIGMAP, mais après la formation, j’ai eu la conviction que c’est un outil révolutionnaire, avec la formation on a plus de facilité à publier les informations de notre Ministère » déclare M. Martial HANGNOU,  du Ministère des infrastructures et des Transport (MIT)

« La formation de Social Watch Bénin a été très utile, l’outil est bon et très performant. Elle m’a facilité l’appropriation » Raymond TOSSOU, PRMP du Ministère de la Santé.

 

Dans le but de garantir une mise en œuvre efficace et efficiente de  la deuxième phase du Programme de Participation citoyenne aux politiques publiques (PartiCiP) au Bénin projet Particip, le réseau Social Watch Bénin , l’Ong Alcreer , les membres du Comité de pilotage et de Suivi (CPS) et de la Coordination Nationale du projet ont initié en faveur de leurs agents sur le terrain le  lundi 28 août 2017 un atelier d'appropriation au Centre Anouarite d'Abomey-Calavi.

A l'entame de l'atelier, le Président du Conseil d'Administration (CA) de Social Watch Bénin alors Vice-président du CPS et modérateur de l'atelier, Assah Gustave a rappelé que " l’atelier vise globalement à faciliter la mise en œuvre des activités de PartiCiP 2 à travers une appropriation optimale de ses grandes lignes".

Le Président du Comité de pilotage et de Suivi, Martin ASSOGBA, procédant à l’ouverture a exprimé a exprimé, pour sa part, ses félicitations à toute l'équipe déployée pour la conduite de cet important programme de promotion de la participation citoyenne pour les résultats positifs obtenus à l'issue de la mise en œuvre de la première qui s'est achevée le 31 décembre 2017.

il finit son intervention en exhortant les cadres de Social Watch Bénin ainsi que ceux de  Alcreer, à corriger avec célérité  les dysfonctionnements observés  lors de la première phase du programme afin de permettre une réussite pour le programme.

Sept communications ont meublé la rencontre. Il s’agit entre autres de la présentation  des « Activités relevant de Social Watch Bénin : contenu, indicateurs et propositions de stratégies pour les mener » présenté par Jean Pierre DEGUE, Chargé du Programme .Cette communication a permis à  chaque acteur de  prendre connaissance de la programmation des activités pour les années à venir.

En conclusion, le projet est basé sur une planification calendaire arrimée au plan de trésorerie.  Et l’intervention du coordonnateur national du projet, Koami GOUTON, de l'ONG alcrer qui a notifié aux participants que la deuxième phase du projet présente des nouveautés.

Par ailleurs,  pour une durée de 03 ans, cette nouvelle phase du programme passe de 49 communes à 62 y compris les 13 communes des départements de l'Atacora-Donga. Elle accorde désormais une place particulière à la lutte contre la corruption en plus de la promotion de la participation citoyenne.

 

Charlène GOUDJO (Stagiaire)

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