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Jéricho - Cotonou
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République du Bénin
| Catastrophes climatiques au Bénin : Un frein pour la réduction de la pauvreté |
| Mercredi, 01 Juin 2011 14:54 |
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Depuis quelques années, les phénomènes catastrophiques semblent survenir à un rythme plus dangereux et plus dévastateur. Au Bénin, les inondations, la sécheresse, la désertification et l’érosion côtière constituent une menace à l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) et compromettent les efforts en faveur de la réduction de la pauvreté (OMD).  Dans son 6ième Rapport Alternatif lancé le 08 Avril 2011 au Palais des Congrès de Cotonou sur le thème: «Catastrophes naturelles et Objectifs du millénaire pour le développement au Bénin: les propositions alternatives de Social Watch Bénin», le réseau Social Watch Bénin a fait l’état des lieux et impacts des catastrophes naturelles et crises climatiques sur les catégories sociales visées par la cible de l’Omd 1. Selon ce rapport, dans les quartiers de villes, les pauvres sont les plus durement touchés par les catastrophes qui détruisent leurs sources de nourriture et de revenu. Comme à Vossa-Kpodji, un quartier de Cotonou, il a été enregistré plus de 400 sinistrés et 7 morts au cours des inondations de 2010. Aussi, les quartiers Fifadji, Akpakpa, Agla, Sainte Cécile etc. ont été gravement touchés par le débordement des eaux. Par ailleurs, les inondations affectent l’agriculture urbaine. Les revenues estimées entre 4000 et 7000 CFA par jour en temps normal tombent à 1500 et 2000f Cfa en période d’inondation. Quant à l’élevage (volailles, porcs), il subit de fortes pertes en raison des maladies et noyades des animaux. Chaque habitant perd au moins 5 à 10 animaux pendant les inondations. Le nombre total des pertes d’animaux en période sèche est de 83 contre 683 en raison pluvieuse. En milieu rural, les ménagères sont confrontées non seulement aux conséquences désastreuses des inondations mais aussi aux risques potentiels des sécheresses et de la désertification. Les dégâts causés par ces phénomènes augmentent considérablement les difficultés de survie. Selon 70% des populations enquêtées, chaque cultivateur perd en moyenne plus de 25% des productions lors des années marquées par des inondations. Dans la partie septentrionale du Bénin, c’est le même scénario. Les inondations ne laissent rien sur leur passage. Elles ont détruit les champs de riz, de sorgho, de maïs et les éleveurs ont aussi perdu beaucoup de bovins, d’ovins, des caprins dans leur rang.  Ces catastrophes constituent un frein à la réduction de la pauvreté monétaire et de la malnutrition compromettant fortement l’atteinte de l’OMD 1 qui vise «l’élimination de l’extrême pauvreté et de la faim». Impacts futurs Les différentes études réalisées montrent qu’au cours des prochaines décennies, les changements climatiques, se manifesteraient par une hausse accrue des températures et une forte fluctuation des précipitations. Cela va engendrer à coup sûr des problèmes agricoles au Bénin. Aussi, des études réalisées au laboratoire Pierre Pagney «Climat, eau, écosystèmes et développement» prévoient qu’au cours des prochaines décennies, les principales cultures (manioc, maïs, arachide, riz) connaîtront des baisses. Suggestions des OSC Pour prévenir ou tirer opportunément profit des effets des catastrophes naturelles susceptibles de compromettre la réduction de la pauvreté, plusieurs solutions peuvent être envisagées. Il s’agit par exemple de la mise en place d’un système de prévention et d’information sur les évènement climatiques externes ; de l’aide aux cultivateurs à développer des pratiques de mise en valeurs des secteurs inondables et un calendrier tenant compte des prévisions climatiques ; la promotion de la culture des plantes à cycle court et adaptées pour réduire les pertes de récolte en cas de catastrophes ; de l’appui des communautés à intégrer l’évaluation des risques de sécheresse et d’inondation dans la planification de l’agriculture et de l’aménagement du territoire ; aide aux populations vulnérables à développer de nouvelles activités génératrices de revenus plus résilientes aux catastrophes ; la mise à jour du calendrier scolaire en tenant compte des périodes de résurgence des inondations. Source Social Watch Bénin |
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